Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 21:00

Plusieurs sources comme la FNAIM, le réseau des agences LAFORET, le courtier en prêts immobiliers CAFPI se livrent à des pronostics concernant l'évolution du marché immobilier résidentiel en 2012.

 

Il ressort que les prix des logements (hors Paris intra-muros) devraient baisser au cours du 1er semestre 2012 du fait de la suppression du PTZ dans l'ancien et du renchérissement des taux d'intérêt : une baisse de 5% est avancée.

 

Cependant, le contexte économique et politique aidant, il y a une absence de visibilité de l'évolution du marché immobilier.

 

Le marché risque de se renverser pour passer d'un marché de vendeurs à un marché d'acquéreurs.

 

En clair et décrypté, l'acquéreur sûr de son financement sera en position de force face à un vendeur confronté à une résistance du marché, les prix ne pouvant monter jusqu'au ciel...

 

Le printemps est la période de l'année où il y a le plus de transactions immobilières en résidentiel surtout pour les logements dits familiaux (3 pièces et plus).

 

Conseil aux vendeurs : ne laissez pas passer une contre offre si le financement est validé (mieux vaut tenir que courir).

 

Conseil aux acquéreurs : faites une contre offre si vous avez le coup de foudre et si votre financement est validé.

 

Par Douglas TABET
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Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 00:41

2011 touche à son terme et 2012 ne va pas tarder à pointer le bout de son nez.

Exit les niches fiscales immobilières, pas tout à fait, mais presque.

Alors, comment va-t-on faire pour son patrimoine immobilier?

La réponse est simple : retour à l'investissement immobilier de droit commun.

Finis les dispositifs qui engagent sur de longues périodes avec des risques de réintégration.

Désormais, le régime de droit commun des revenus fonciers va redevenir le mode de gestion normal de l'investisseur immobilier.

Il est bon de se rappeler que lorsque l'on recherche le montage fiscal, l'immobilier n'est plus qu'un simple support, comme l'ont été le diamant ou les conteneurs par le passé.

Même si par un heureux concours de circonstances, les dispositifs défiscalisants dans l'immobilier ont plutôt été favorables à l'investisseur, il est fort à parier que l'avenir verra le retour à l'investissement sans dispositif défiscalisant autre que les règles de droit commun en matière de revenus fonciers.

Retenons trois critères pour un investissement immobilier : l'emplacement, l'emplacement et l'emplacement...

Le bon sens se doit d'être au rendez-vous lors de la prise de décision d'une acquisition immobilière en vue de sa mise en location.

Des professionnels expérimentés sont là pour vous conseiller et vous aider à choisir le meilleur investissement possible adapté à votre cas de figure.

Vous souhaitez être accompagné dans un projet immobilier : demandez l'assistance d'un expert en évaluation immobilière.

Sur simple demande, un devis vous sera établi en toute clarté.

Par Douglas TABET
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 21:21

Un appartement de 3 pièces a une taille qui varie de 50 m² à plus de 70 m².

La question que l'on se pose est de savoir si un appartement de 50 m² doit être transformé en 2 pièces et si un de 75 m² en 4 pièces.

C'est un vrai casse tête quand on est propriétaire d'un type d'appartement aux dimensions trop petites ou trop grandes.

 

Voyons ce qui se passe pour un petit trois pièces.

Sur Paris et petite couronne, il est préférable de conserver son 3 pièces tel quel car la cible potentielle sera celle des couples sans enfants et des couples avec un enfant.

Compte tenu du prix du m², il est préférable de proposer un appartement avec 2 chambres plutôt qu'un grand séjour avec une seule chambre.

 

Vous avez un grand 3 pièces de plus de 70 m².

Cette taille d'appartement pose problème car, en général, le séjour est flatteur tandis que les chambres mesurent moins de 10 m².

La cible est une population qui privilégie l'espace de vie au détriment des chambres qui ne deviennent plus que des  pièces pour dormir.

En règle générale, l'incidence des m²  excédentaires par rapport à la norme qui se situe aux alentours de 62 m² est une baisse du prix moyen du m² : c'est ce que l'on appelle l'effet masse.

De plus,  techniquement, il n'est pas toujours possible de transformer un vrai 3 pièces en 4 pièces.

 

De sorte que l'évaluation d'un appartement de 3 pièces doit être effectuée avec attention en se posant les bonnes questions quant aux cibles visées.

Par Douglas TABET
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 19:48

Le marché de l'automobile est segmenté depuis plusieurs années par les professionnels qui communiquent sur des produits adaptés aux différents segments.

Une voiture compacte de type citadine pour un couple sans enfant ou une personne vivant seule en ville, la familiale pour un couple avec deux enfants et un chien par exemple.

Les professionnels de l'immobilier de la FNAIM Paris Ile-de-France vont désormais communiquer en fonction des segments de marché.

Ainsi, au lieu de ne parler que des prix, on parlera de biens immobiliers de grand standing, de standing, normal ou moyen.

A l'intérieur de chaque catégorie, on trouvera par un code couleur sur un plan les zones où trouver du grand standing majoritairement ou du normal par exemple.

De même, que les appartements seront classés par type avec une surface standard telle que définie par l'INSEE : 21 m² pour un studio, 40 m² pour un deux pièces, 55 m² pour un trois pièces, 80 m² pour un quatre pièces et 99 m² pour plus de 4 pièces.

Quand on voudra acheter un appartement de trois pièces de standing, visuellement il sera possible de localiser les zones sur l'Ile-de-France.

Face à la guerre des évaluations fondées exclusivelment sur des prix, cette présentation proposera une alternative intéressante pour les candidats acquéreurs.

Première mouture prévue fin de l'hiver 2011.

Par Douglas TABET
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 09:20

Attentisme : tel est le mot qui résume l'impression qui s'est dégagée de ma participation au salon de l'immobilier de la porte Champerret à Paris qui s'est tenu du 23 au 25 septembre 2011.

Petit millésime pour ce salon où l'ambiance était morose.

De nombreuses questions quant à l'évolution du marché immobilier pour les prochains mois.

Le besoin de clarification du marché est évoqué par nombre de visiteurs : les prix vont-ils continuer à augmenter?

Et si oui de combien? Et pour combien de temps?

Un autre sujet de précoccupation : l'augmentation des diagnostics à l'occasion d'une vente ou d'une location.

Beaucoup ne comprennent pas l'intérêt de toutes ces "tracasseries" qui en plus coûtent de l'argent.

En marge de cette tendance dominante, des investisseurs fortunés qui n'arrivent pas à trouver de produits sur le marché.

Il faut dire que leur intérêt se porte sur les quartiers chics de Paris où l'offre est très faible par rapport à une demande qui ne décroît pas.

Sur une toile de fond de crise économique, avec une bourse qui joue au yoyo et des prix immobiliers qui continuent de grimper, le candidat-acquéreur est quelque peu déboussolé.

Si l'on rajoute une certaine frilosité des banquiers qui ne souhaitent financer que des dossiers sans problème, cela donne une sorte de tétanie ambiante.

De plus, le climat social et la mise en campagne électorale confortent cette période dans une attitude de "wait and see".

Le marché va-t-il repartir au printemps prochain sur des bases plus saines?

Rendez-vous début avril 2012 lors du marché de l'immobilier national de l'immobilier porte de Versailles à Paris.

Par Douglas TABET
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 18:22

Comme mentionné dans mon précédent article un peu technique, les prévisions sont difficiles à exprimer avec un taux de certitude élevé.

Néanmoins, il est facile de prendre en compte des facteurs sociétaux actuels tels que l'insécurité, la peur de l'autre, l'hyper communication qui conduit à mal commniquer et à se replier sur soi-même.

Le climat étant tendu et l'avenir incertain, quels sont les choix?

Le retour aux besoins fondamentaux : avoir un toit de préference à soi, éviter de dépendre d'autrui une fois l'âge de la retraite arrivé, vivre chaque jour avec joie (dêtre en vie et en bonne santé) et être dans une démarche active pour ne pas subir l'environnement et la pression au quotidien.

Dans ce contexte, qu'est-ce qui justifierait une baisse des prix?

En fait, rien car l'offre est inférieure à la demande du fait même de la cherté de l'immobilier.

Vendre pour acheter quoi? Et à quel prix?

L'équation est donc : je vends mon bien avec une belle plus-value nette d'impôt s'agissant de la résidence principale mais j'achète sur un marché très cher.

Soit j'achète plus petit et je réinvestis le produit de ma vente sans trop me soucier du prix en fait, soit j'achète plus grand et là je suis contraint d'emprunter pour la différence entre le produit de ma vente et le prix d'achat du nouveau bien.

Pour les secundo accédants, le marché reste accessible.

Pour les primo accédants, il n'en est pas de même.

L'aide des parents est souvent déterminante pour permettre l'acquisition.

Quant à ceux qui ne sont pas aidés, reste à acheter plus loin des centres urbains.

Force est de constater que les prix ne sont pas prêts de baisser.

Par Douglas TABET
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 16:51

Une fois de plus, le marché immobilier de la revente a fait mentir les prévisionnistes : pas de renversement de tendance au cours du premier semestre 2011. Les prix continuent de monter.

En un an, le taux moyen annuel d'emprunt immobilier est passé de 3,25% hors assurance à 4,30% : ce point d'augmentation ampute mathématiquement de 6% le pouvoir d'emprunt du candidat acquéreur.

Et pourtant, les prix continuent de grimper.

L'explication est simple : le retour en force de l'épargnant et de l'investisseur sur le marché immobilier.

Les variations du cours des valeurs mobilières devient de plus en plus imprévisibles. 

Dans les lignes qui suivent, je voulais vous parler d'une théorie intéressante.

La Théorie du Cygne noir, développée par le philosophe Nassim Nicholas Taleb, est une théorie dans laquelle on appelle cygne noir un certain événement imprévisible qui a une faible probabilité de se dérouler (appelé évènement rare en théorie des probabilités ), qui, s'il se réalise, a des conséquences d'une portée considérable et exceptionnelle.

Taleb a dans un premier temps appliqué cette théorie pour le monde de la finance.

En effet, il applique cette méthode car les évènements rares sont souvent sous-évalués en terme de prix.

Un cygne noir est l'illustration d'un biais cognitif.

Si on ne croise et n'observe que des cygnes blancs, on aura vite fait de déduire, par erreur, que tous les cygnes sont blancs. C'est ce qu'ont longtemps cru les européens avant de faire la découverte de l'existence des cygnes noirs (les animaux) en Australie.

En réalité, seule l'observation de tous les cygnes existants pourrait nous donner la confirmation que ceux-ci sont bien toujours blancs. Cependant, prendre le temps et les moyens d'observer tous les cygnes de la Terre avant de confirmer qu'ils sont tous blancs n'est pas envisageable.

Il parait préférable de faire la supposition hâtive qu'ils sont blancs, dans l'attente de voir la théorie infirmée par l'observation d'un cygne d'une autre couleur.

Ainsi construisons-nous des raisonnements à partir d'informations incomplètes, ce qui nous conduit à aboutir à des certitudes erronées.

Paradoxalement, plus nous accumulons d'informations sujettes à ce biais, plus nous sommes susceptibles de voir ces informations infirmées par l'apparition d'un « cygne noir » totalement imprévisible.

Dès lors, toute prévision du futur et projections de probabilités apparaissent comme une supercherie et ne font que renforcer l'impact de ces « cygnes noirs ».

Nassim Nicholas Taleb, dans son livre intitulé "Le Cygne Noir", prend pour illustrer son propos l'exemple d'une dinde que l'on nourrit chaque jour de son existence dans le but de la manger à Thanksgiving ou Noël. Du point de vue de la dinde, l'idée qu'elle se fait de la vie peut se résumer à « on va me nourrir tous les jours jusqu'à ma mort naturelle, et cela ne changera jamais ». Chaque jour qui passe semble confirmer ce point de vue, son exécution imprévisible la veille de la fête constituant pour elle un « cygne noir ».

Cette petite digression pour dire qu'en fait il est impossible de "prédire" l'avenir à partir d'évenements passés.

Notre logique cartésienne est friande d'une pensée causale.

Force est de constater que nous évoluons dans un monde flou (théorie du cahos) en perpétuelle mutation, influencé par un nombre importants de facteurs dont l'incidence ne dépend pas de la dite importance (cf l'effet papillon).

De sorte que va se développer une prédiction humaniste fruit de la synthèse d'un nombre importants de facteurs objectifs et psychologiques.

Ainsi,appliquée au second semestre 2011, une prédiction humaniste suggèrera une tendance maintenue des prix à la hausse dans des volumes de transactions plus faibles.

Le toit comme valeur refuge reste plus que jamais d'actualité : comme pour se protéger d'un avenir incertain et risqué.

Par Douglas TABET
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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 09:55

Laissez moi vous narrer une petite histoire : celle de la maison au prix fou fou fou... à Courbevoie dans les Hauts-de-Seine.

Je vous explique.

Un propriétaire achète voici quelques mois une maison pour y loger sa vieille maman.

Il dépose un permis de construire qu'il obtient.

Entre temps, la vieille dame décède.

Et voici un fils éploré avec une maison et un permis de construire délivré mais sans la maman qui devait y habiter.

La maison est en mauvais état et des travaux de rénovation de l'existant sont réalisés (terrain 75 m² et surface habitable de 45 m², sous-sol partiel avec hauteur sous plafond de 1,70 m).

Le propriétaire décide de louer en meublé les trois chambres à 3 locataires distincts avec cuisine et sanitaires en parties communes aux trois locataires : loyer mensuel cumulé : 1.761 euros.

Le prix demandé est de 450.000 euros.

La rentabilité  brute est de 1.716 euros divisés par 450.000 euros soit 4,70% l'an.

Pas mal.

Voyons maintenant ce qui est possible de construire.

Le permis de construire accordé début 2011 autorise 115 m² de surface habitable.

Le coût de construction est estimé à 1.500 euros par m².

Soit un total de 172.500 euros arrondis à 180.000 euros.

Ajoutons ce coût de travaux au prix d'achat de la maison : 450.000 + 180.000 = 630.000 euros..

Soit pour 115 m² un prix au m² de 630.000 divisés par  115 soit 5.500 euros.

Moralité : avec un prix de départ paraissant fou fou fou car 450.000 euros pour 45 m² cela fait 10.000 euros du m² , on arrive à un prix du m² neuf de 5.500 euros soit inférieur au neuf local supérieur à 6.500 euros.

Et en plus pas de charges de copropriété...

Comme dans la pub : "le bonheur assuré".

Par Douglas TABET
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 21:49

Venez me rendre visite sur le stand D 36 b.

 

Salon National de l'Immobilier
PARIS EXPO - PORTE DE VERSAILLES - HALL 5
31 mars - 3 avril 2011

 


LIEU

PARIS EXPO - PORTE DE VERSAILLES - HALL 5

DATES

31 mars - 1 - 2 - 3 avril 2011

HORAIRES

10 h - 19 h
Nocturne le vendredi 1er avril jusqu'à 21 h

 

Conférence du jeudi 31 mars

L’immobilier ancien en Ile de France : actualités et tendances du marché
  14h00 - SALLE JAUNE
Organisée par LA CHAMBRE FNAIM PARIS IDF

Animée par :
Gilles RICOUR de BOURGIES, Président Chambre FNAIM Paris-IDF
Jean-Hervé RUELLAN, Administrateur FNAIM Paris-IDF, chargé Observatoire Immobilier FNAIM Paris-IDF

Intervenants :
Bruno CHENEVIERE, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF Yvelines
Denis CLAVEL, Président du Réseau L’adresse, Agent Immobilier FNAIM Paris-IDF Essonne
Douglas TABET, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF Hauts-de-Seine
Mathieu LAPANDRY, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF Seine-St-Denis
André RENAULT, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF Val de Marne
Jean-Marie BAUDRY, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF Val d’Oise
Conférence du vendredi 1er avril 2011
Investissement immobilier à l’International : Acheter et Louer à Londres, Berlin, Barcelone, Italie, Belgique
  18h15 - SALLE JAUNE
Organisée par CHAMBRE FNAIM PARIS IDF

Animée par :
Gilles RICOUR de BOURGIES, Président Chambre FNAIM Paris-IDF

Intervenants :
Fabiano TESTA, Membre Commission Internationale FNAIM Paris-IDF
Douglas TABET, Délégué Départemental FNAIM Paris-IDF, Membre Chambre Experts FNAIM
   
   
   
   
   
Par Douglas TABET
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 11:16

Face au prix du mètre carré qui flambe, il semble parfois plus raisonnable d'attendre pour acquérir sa résidence principale. Mais est-ce judicieux de rester locataire si l'on dispose des moyens pour acheter ?

Les records se succèdent.

Selon les derniers chiffres publiés ce mardi par le réseau d'agences Century 21, la baisse des prix enregistrée au deuxième semestre 2008 et premier semestre 2009 lors de la crise financière est désormais effacée.

En fin d'année 2010 le prix moyen du mètre carré sur l'ensemble de la France a atteint 2580 euros, un niveau plus élevé qu'avant la crise.

Sur un an, la hausse a été de près de 9%.

Dans les grandes agglomérations le bond a été encore plus significatif. A Paris notamment, des sommets sont atteints. Le prix moyen du mètre carré atteignait 7500 euros au troisième trimestre, et les notaires anticipent une possible pointe à 8000 euros en ce début d'année 2011.

Si le rêve de devenir propriétaire est inscrit dans le code génétique hexagonal, à de tels prix, la question d'acheter ou de rester locataire se pose légitimement pour les primo-accédants. Dans la majorité des cas, s'acquitter d'un loyer demande en effet un effort financier moins important que rembourser un emprunt. Acheter pour préparer sa retraite «Louer peut paraître intéressant dans un premier temps», admet Bernard Cadeau, président du réseau d'agences immobilières Orpi.

Selon lui la location ne peut cependant pas être une solution à long terme. «Payer un loyer et faire de l'épargne c'est impossible si l'on veut être logé correctement. Rembourser un crédit en revanche c'est faire de l'épargne forcée et donc capitaliser pour l'avenir», explique-t-il. Car pour les experts du secteur, l'achat de la résidence principale est avant tout un acte d'anticipation.

Marc Darnault, associé du cabinet Optima retraite, expliquait d'ailleurs au Figaro.fr en février dernier que l'achat de la résidence principale était l'un des premiers actes à accomplir si l'on en a les moyens évidemment - pour préparer sa retraite.

«Ceux qui ont eu la sagesse de devenir propriétaires à 30 ou 40 ans, n'ont plus de loyer à payer lorsqu'ils atteignent l'âge de la retraite », renchérit Guy Hoquet, président du réseau d'agences éponyme.


L'avantage des taux d'intérêts bas

Et même si le niveau des prix semble aujourd'hui prohibitif, Elix Rizkallah, président du réseau Laforêt, estime que nous sommes dans une période d' «acheteurs», compte tenu du niveau très bas des taux d'intérêt pratiqués par les banques. «Entre le prix d'une location et le remboursement d'un prêt le choix est rapide grâce au taux d'intérêt», remarque Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier qui ajoute que la pénurie de biens à louer dans de nombreuses villes est une motivation supplémentaire.

Autre argument en faveur de l'achat invoqué par le patron de la FNAIM, René Pallincourt : la corrélation entre les marchés de la vente et de la location. «Les deux se régulent l'un l'autre, estime-t-il, lorsque les prix d'achat augmentent le niveau des loyers remontent aussi, avec un décalage dans le temps et un niveau moins important, certes, mais quand les prix de ventes augmentent les loyers suivent toujours».

Enfin, la disparition de la déductibilité des intérêts d'emprunt «un échec sans impact sur le marché de l'accession », d'après Laurent Vimont, président de Century 21,

et l'arrivée du nouveau prêt à taux zéro élargi devraient être un vrai coup de pouce pour les primo-accédants… à condition que les taux restent bas.

Par Douglas TABET
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